Avoir les nerfs solides.
Se mettre à l’écoute des Français de classes moyennes en cette période de rentrée, c’est entendre leur inquiétude toujours grandissante mais aussi apprécier leur sang froid pour l’instant…
Synthèse du 05 octobre 2008
Comment les Français de classes moyennes se sentent-ils en cette rentrée 2008? Comment la situation a-t-elle évoluée pour eux, comment évolue-t-elle dans cette nouvelle période de fortes turbulences? Comment vivent-ils l’arrivée de cette crise financière mondiale dont les déclarations actuelles du gouvernement et du monde politique, dont les unes des média les imprègnent un peu plus jour après jour? Comment ont-ils reçu les dernières interventions du Président de la République Nicolas Sarkozy?
C’est la question que s’est posé FreeThinking, en reprenant cette investigation qualitative on line que nous menons maintenant depuis plus d’un an et demi auprès de ces Français et en mobilisant une cinquantaine de citoyens des classes moyennes pendant une semaine, du 24 septembre au 2 octobre 2008. En les faisant dialoguer ensemble sur cette question pour entendre ce qu’ils disent entre eux. Pour mieux entendre ce qu’ils ont à dire, et pour mieux comprendre ce qu’ils vivent et ressentent actuellement.
Quatre idées clés émergent du blog. Ces quatre idées s’articulent autour d’un constat sans détour: le ton est clairement monté d’un cran, sans panique ni résignation pour autant. Si nous sommes encore – comme depuis le début de nos investigations – exposés à une colère raisonnée qui vient de gens ayant la tête trop solidement ancrée sur les épaules pour se laisser aller à la violence, il n’en est pas moins vrai que la tension se fait tous les jours plus forte. Les Français de classes moyennes attendaient des actions en faveur de leur pouvoir d’achat et ils se retrouvent exposés en cette rentrée à des mesures gouvernementales et à une crise financière qui le fragilisent davantage. Si ce contexte accroît le sentiment d’insécurité, ils ne renoncent pas pour autant et voient en cette crise l’opportunité d’accélérer le changement, tous ensemble, dans une unité nécessaire.
1. Des raisons de plus d’être tendu mais pas de mouvement de panique pour l’instant.
Si certains posts sont imprégnés de peur et décrivent des comportements « sauve qui peut» , ils sont à ce jour marginaux. Les Français ont encore confiance dans le système bancaire français dont ils savent qu’il est la clé de voûte de l’économie et la condition pour ne pas plonger. Ce qui ressort majoritairement des conversations, c’est le constat d’une montée du stress, bien argumenté, avec des mots durs souvent. Comme si l’on avait eu le temps, non pas de s’habituer au risque d’être résigné mais de maturer cette situation, de l’analyser avec lucidité et froideur.
- Exaspération face à une condition qui se dégrade encore davantage et face à la conviction d’appartenir à une classe qui se vit comme « la vache à lait de la nation» .
Je pense que rien ne va s’améliorer…baisse du pouvoir d’achat, augmentation des impôts, du carburant…et ça continue à délocaliser…malgré de gros bénéfices…Où va-t-on ? Aujourd’hui, on nous annonce que l’agroalimentaire use de procédés pour camoufler les hausses de prix…nous sommes de plus en plus arnaqués, des bonnes vaches à lait !!!!
Alors Monsieur le président, pour la reprise de la consommation, désolé mais ne comptez pas sur moi pour cette année.
Alors petit message à notre gouvernement : vous nous demandez d’avoir confiance en l’avenir et de dépenser plus, j’en suis à me demander si c’est raisonnable d’avoir un deuxième enfant !
- Exaspération face à un gouvernement qui ne l’entend pas et qui décide de mesures dont le financement vient entamer encore leur pouvoir d’achat. Les taxes en tous genres sont dénoncées de façon virulente sur notre blog (l’effet du financement du RSA, l’augmentation de la redevance, les hypothétiques taxes écologiques) avec un cheminement simple et radical : en France un problème = une taxe = le contribuable passe à la caisse.
Pour conclure, j’ai vraiment l’impression d’être une pompe à fric ou mieux encore une vache à lait où l’Etat vient se servir dès qu’il en éprouve le besoin donc tout le temps et je commence à croire que pour vivre bien en France il ne faut pas travailler pour être riche car moins on bosse et plus on nous aide et moins on paye…Un problème en France = une taxe.
Taxes de ceci, taxes de cela, si on continue comme ça, on ne va pas tarder à être taxé sur l’air que l’on respire…Je fais partie de la population la plus représentative, c’est-à-dire la classe moyenne. La définition que je me fais de la classe moyenne donnerait ceci : partie de la population ayant suffisamment de moyens pour être taxée un maximum et juste à la limite pour toucher le minimum des prestations sociales.
Nous allons devoir encore nous serrer la ceinture. […] J’ai appris hier que la redevance allait encore augmenter et être indexée sur l’inflation !!!!! On ne pourrait pas privatiser toutes les chaînes publiques et l’on supprimerait cette redevance qui coûte une somme assez importante en frais de perception ? Pourquoi supprimer la publicité ? […] Nous ne pouvons pas comprendre, nous pauvres contribuables, tout cela est arbitré par des « X », des « Sciences po »… Ce sont des spécialistes de la question… Poser la question aux Français entre supprimer la redevance de bientôt 120 euros et privatiser France Télévisions, je pense au final qu’il n’y aura pas photo.
- Exaspération face à une France « d’en haut » et « d’en bas », protégée par le gouvernement et ses mesures et qui s’en sort bien mieux que la France moyenne.
La solution : ne plus verser un centime à cette armée de fainéants qui profite du système en vivant des allocations financées par ceux qui travaillent, dégraisser le mammouth comme dit l’autre, il y a beaucoup trop de fonctionnaires grassement payés et qui ne font rien de leurs journées, supprimer des postes d’élus, il y en a beaucoup trop.
- Exaspération face à tout un système qui ne joue pas le jeu (les banquiers et les financiers bien sûr mais aussi les entreprises : les révélations sur le camouflage de la hausse des prix par les industries alimentaires sont pointées du doigt).
Devrons-nous payer pour Dexia et pour d’autres banques et financiers. NON pas nous contribuables qui sommes déjà saignés, pressés, écrasés, par toutes les taxes aussi diverses et variées que la tva, les impôts fonciers, taxes d’habitation et autre…Les banques n’ont qu’à assumer leurs conneries entre elles. Ce sont bien elles qui se sont mises dans la (merde). Nous, quand on a un découvert, on n’a personne qui vient nous prêter de l’argent !
Pétroliers, Pédégés du CAC 40, pluri-mandataires de la République, hauts fonctionnaires chouchoutés, titulaires de fonds de pension, protégés de tous bords (politiques et financiers), copains-coquins, tout ce petit monde qui frémit d’aise au passage du moindre euro dans l’air, qui ne songe qu’à profiter en lésant autrui, mériterait un peu de notre attention que nous réservons malheureusement à des événements plus futiles (football, JO, Sarko a dit ceci, on a laissé un chien seul dans une voiture dix minutes quelle horreur !!!). la France n’était-elle pas le pays de la révolution ? Mais comment faire la révolution avec une télé abrutissante, des journalistes qui regardent ailleurs pour ne pas choquer le pouvoir en place ? Je sais, je n’y vais pas avec le dos de la cuiller, mais on m’a tellement tondu la laine sur le dos que la seule chose qui me reste à faire c’est de manifester mon mécontentement.
L’augmentation cachée des produits de consommation courante. Je pense, malgré la légalité de leurs méthodes, à une malhonnêteté de leur part, en effet leurs agissements ne reflètent aucune transparence, comment pouvons vérifier le poids, les ingrédients de chaque article, même pour le, plus averti des consommateurs […]. Ces chers distributeurs ne peuvent trouver de solutions qui ne pénalisent pas le consommateur ? Pourquoi serait-ce encore le consommateur qui trinque, d’autres solutions peuvent être envisagées j’en suis convaincu.
2- La crise financière n’est pas imputable au gouvernement.
C’est le deuxième constat qui ressort des conversations. Si certains posts mettent en accusation la politique gouvernementale dans sa philosophie libérale, ils sont le fait d’opposants déclarés à Nicolas Sarkozy et ils ne constituent pas la majorité de l’opinion sur notre blog :
Les Français que nous avons fait dialoguer entre eux, font la part des choses et témoignent d’une maturité quelquefois étonnante : si l’on peut aujourd’hui reprocher au gouvernement ses mesures perçues comme « anti classes moyennes », on ne peut pas lui attribuer cette crise qui pourtant accentue les difficultés de chaque Français.
[…] Il s’agit bien d’une crise mondiale, et non d’une crise française. C’est la fin de tout un système, le capitalisme libéral, qui a atteint ses limites. Il faut tout revoir, et tout reprendre à zéro. […] L’année 2009 s’annonce, à mon avis, bien morose : chômage en hausse, productivité toujours en berne, augmentation des prix, de coût de la vie… Il est de plus en plus dur de vivre aujourd’hui au jour le jour, quant à faire des projets cela me paraît inimaginable en cette période noire. Vivement… Je ne sais pas… Dans 20 ans peut-être ?
Je pense que notre Président fait ce qu’il peut, il a déjà beaucoup réformé depuis sa prise de pouvoir alors mis à part donner 10.000 euros à chaque Français que faire ? L’Etat a besoin d’argent et il est difficile d’alléger toutes les taxes en même temps… Je dis cela sachant que bien sûr comme tout le monde je suis la première à souhaiter une baisse des impôts, des taxes, etc… Une fois encore les miracles c’est à Lourdes.
Difficile de se prononcer, mais effectivement que faire même en tant que président dans ce genre de crises, les miracles c’est à Lourdes !
En revanche, une idée émerge qui constitue certainement aujourd’hui l’opportunité et l’enjeu pour le gouvernement de regagner le chemin de la confiance : ce sentiment – face à la dimension désormais « macro » de la crise – que personne du coup ne peut vraiment piloter l’avion. A commencer par Nicolas Sarkozy. Un sentiment qui amène à douter de la réalité du pouvoir des politiques dans un système financier qui domine. Un sentiment qui amène aussi certains à remettre en question le volontarisme de Nicolas Sarkozy tel qu’il l’a montré dans son discours à Toulon.
L’état est là il fera son devoir », « le marché qui a toujours raison c’est fini »… Que de belles et grandes phrases, qui mériteraient de devenir célèbres mais qui ne le sont qu’un laps de temps dans le zapping de Canal +. Notre président veut faire la révolution à lui tout seul […], il souhaite mettre à plat le système monétaire et financier mondial, comment peut-il s’avancer sur ce sujet sans s’être concerté avec les autres chefs d’état, et lorsqu’il affirme que l’état garantira la sécurité et la continuité du système bancaire français […] comment peut-il en être si sûr ?
Quand on pense qu’il a préparé son discours pendant un mois cela fait peur […] Maintenant il veut contrôler le capitalisme mais cela n’est pas possible car ce n’est pas les politiques qui contrôlent le monde, mais l’argent qui contrôle le monde.
3. La crise financière : « soyez pros. »
Si les Français de classes moyennes que nous avons interrogés font preuve à la fois de sang froid et d’une forme de « sagesse » dans leur façon de percevoir le rôle du gouvernement dans la crise, en ce sens où ils ne se laissent pas aller à des propos ou à des positions extrêmes, ils réclament la même attitude de la part du gouvernement : faire preuve de sagesse en disant la vérité et en étant honnête.
La vérité tout d’abord. Ne pas tourner autour du pot. Etre précis. « Appeler un chat un chat ». Et ne pas refuser de dire que nous sommes dans une situation très difficile ouvrant peu de perspectives à court et à moyen terme. Car nous le savons bien. Cette idée très présente depuis un an et demi que nous suivons ces classes moyennes s’était traduite en avril 2007 par un post d’une grande clarté : « Je voterai pour celui qui nous promettra des « lendemains difficiles » pour nous sortir, par des réformes douloureuses, de la situation presque catastrophique dans laquelle la France est actuellement. »
Le président a souvent trouvé les mots justes, mais je ne comprends pas pourquoi on fait un tabou de la rigueur en France. Alors que nous subissons mondialement de plein fouet une crise financière et bientôt économique, il me semble que tout le monde est à même de comprendre qu’on ne peu attendre le même train de vie que dans les cycles de forte croissance. Il faut donc nommer un chat un chat et ne pas faire croire aux Français que leur niveau de vie restera comme avant, sinon plus dure sera la chute pour le moral des Français.
Très juste dans les moments difficiles il faut dire la vérité aux Français. Durant la seconde guerre mondiale, Winston Churchill alors premier ministre britannique avait dit à son peuple « Je vous promets du sang et de la sueur et des larmes mais la victoire est à prix ». Aujourd’hui, pour sortir de la crise, il faut s’attendre à des efforts et à des sacrifices, mais ces sacrifices doivent être consentis par tout le monde.
L’honnêteté ensuite. Que le gouvernement ne tente pas de se défausser en attribuant les problèmes de la France au marasme mondial. Le moindre faux pas de communication sur ce sujet sera relevé.
Le discours de Toulon est très positif dans le sens où, d’après le discours de notre Président, le marasme économique qui touche la France n’est pas dû à la politique de notre gouvernement mais bel et bien à l’effondrement de l’économie mondiale. Quand même, on devrait à la fois avoir confiance et être aussi naïfs ?
Alors Madame Lagarde, comme pour le nuage de Tchernobyl, nous allions être protégés des secousses financières. De même, madame était toute fière en début d’année d’annoncer des chiffres du chômage en forte baisse !!!!! C’est fou, comme les temps et la vie financière changent rapidement. Je veux bien que les ministres annoncent des chiffres, des indices, mais ils ne doivent pas de pavaner, s’en délecter quand ils sont positifs pour leur image de marque. Un peu plus de retenue leur ferait le plus grand bien.
4. La crise financière rend le changement plus que jamais nécessaire.
Ce que nous avions déjà constaté lors des précédents blogs que nous avons menés – le soutien à une politique de changement – est non seulement confirmé mais accentué par cette crise financière qui rend indispensable de repenser le système dans sa globalité dans une extension un peu indéfinie – il est vrai – du concept de réforme. Un peu comme si la crise qui nécessite des réformes mondiales venait justifier le mouvement de réforme déjà engagé en France, même s’il n’a rien à voir.
Salut à tous, moi je pense que Nicolas Sarkozy a fait le bon choix dans sa politique, être ferme malgré la crise et garder le cap des réformes : ne pas faire l’erreur de Juppé, Raffarin et compagnie ou les conneries de Jospin ( avoir de la croissance et ne rien faire). Il faut continuer, c’est en faisant cela que l’on retrouvera le chemin de la croissance.
En bref, Sarkozy a été élu pour cinq ans. Je pense qu’il faut attendre la fin de son quinquennat pour faire le bilan de son action. Actuellement il doit faire face à une crise dont il n’est nullement responsable. Et il doit remettre de l’ordre dans tout le laisser aller des dernières années.
A peine revenu d’un moment de repos, on apprend que Fortis a été racheté et que Dexia est au bord du gouffre. Bref, les nouvelles de faillites bancaires continuent de plus belle. Il est vraiment temps de faire de très grosses réformes au niveau mondial pour éviter de recommencer ce gachis « abracadabrantesque ».
Je n’ai pas voté pour Nicolas Sarkozy, mais la situation présente dans le fait de devoir réformer un pays, son économie, sa vie sociale est absolument nécessaire même si cela nous est désagréable à nous tous. Cela y va de notre avenir à nous et à nos enfants. Des réformes auraient dû être faites il y a bien longtemps. Les gouvernements se sont succédés en caressant les électeurs dans le bon sens du poil. Le budget de nos états, c’est comme le budget d’un ménage, il doit y avoir des recettes et des dépenses, le tout est d’essayer d’équilibrer le tout et d’économiser pour pouvoir investir. Les gouvernements successifs ont investi n’importe comment les impôts que nous leur donnons tout au long de l’année. Ils ne géraient pas comme un ménage avec des individus mais comme de simples fonctionnaires n’ayant pas de comptes à rendre. Il devrait y avoir comme dans une société une obligation de résultat, avec des sanctions en cas de mauvaise gestion.
Le discours du président de la république me conforte dans l’idée que je me faisais de notre avenir pour fin 2008 – année 2009. La crise financière mondiale ne nous permettra pas d’avoir une embellie de notre économie avant début 2010. C’est pour cette raison qu’il faut continuer les réformes, souvent douloureuses pour la majorité d’entre nous, qui devront nous permettre d’avoir une économie plus performante lorsque la reprise s’amorcera.
Au final, c’est un ordre nouveau que les Français de classes moyennes réclament, fondé sur une exigence qui est de l’ordre de la morale. C’est l’inventer en restaurant l’égalité, le respect de la valeur du travail, la fraternité aussi. Loin du modèle américain.
Concernant le système bancaire français il est relativement bien protégé, a priori, des désastres bancaires américains où les faillites se succèdent les une derrière les autres. Aux Etats-Unis on a prêté à des taux dérisoires (merci M. Greenspan) à toutes les personnes même aux personnes ayant des situations limites. […] Ils ont voulu faire rêver des milliers de personnes et aujourd’hui comme dans la chanson « Cendrillon » de Téléphone, elle finit sa vie de princesse. Vraiment pas très joli à voir tout cela. J’espère que le système américain ayant tourné à trop fort régime va se serrer la ceinture et réfléchir à une autre économie plus réaliste. Des grosses réformes sont à mettre en place en France. Réformer pour mieux avancer sinon nous irons dans le mur !!!!!
Il faut savoir se remettre en question et donc s’adapter même si cela est difficile pour une période donnée. Que ce soit la droite ou la gauche, ils sont tous pareils, ils ne savent pas dire NON. […] Actuellement (septembre 2008) tous les groupes politiques devraient se réunir, comme ce que Sarkozy a fait avec son gouvernement. Il faut réunir des idées et surtout de bonnes idées pour sortir de cette crise.
C’est S’UNIR MAINTENANT pour faire face, pour avancer, pour tenter de renouer avec la reprise le plus rapidement possible même si l’on sait aujourd’hui que le chemin sera long et douloureux. Plus long et plus douloureux qu’il ne l’était avant que nos Français de classes moyennes ne fassent leur rentrée après des vacances plus courtes qu’auparavant.
FreeThinking // Spécial Rentrée - Fiche technique de l’étude
FreeThinking est le laboratoire d’investigation communautaire et de conseil dédié à la compréhension du consommateur et du citoyen 2.0, créé au sein de Publicis Groupe par Véronique Langlois et Xavier Charpentier, co-actionnaires aux côtés de Publicis Groupe.
La méthodologie FreeThinking.
La méthodologie FreeThinking est une nouvelle démarche d’investigation qualitative qui utilise et exploite les armes du consommateur-citoyen d’aujourd’hui : pensée libre, écoute de ses pairs plus que des autorités, organisation communautaire. Au cœur de la démarche, la création de blogs communautaires fermés, animés de façon spécifique pour libérer la parole et recréer virtuellement le débat au sein de communautés, constituées à partir d’individus qualifiés (issus de l’access panel de Panel On The Web). Les débats et discussions apparus sur ces blogs constituant la matière première de l’analyse qualitative qui a ensuite pour but l’identification des idées qui structurent et animent le mental du consommateur-citoyen.
La méthodologie FreeThinking appliquée à la Rentrée.
L’analyse porte sur les discussions et débats qui se sont déroulées du 24 septembre au 2 octobre. Elle s’appuie sur 1 blog regroupant 51 Français ayant en commun d’appartenir aux classes moyennes (total revenu foyer compris entre 2440 euros et 3800 euros).
Ces Français de classes moyennes ont été recrutés pour réagir sur un thème de débat simple : « Comment vous sentez-vous en cette période de rentrée ? Ce thème de débat a été suivi et complété d’un thème de relance : « que pensez-vous de l’intervention de Nicolas Sarkozy à Toulon ? ».
Les discussions entre les participants ont été très animées ; les contributions riches et bien structurées ; les avis tranchés, souvent durs et non dénués d’esprit, le ton libre et spontané ; la discussion entre les blogueurs quelquefois vive ou empreinte d’émotion quand les désaccords ou au contraire les convergences apparaissent.










Selon ma perception, l’idée de vivre pour les français dans une nouvelle crise face à cette période de la rentrée n’est pas au bon moment. C’est vrai que pour l’instant, les français de classes moyennes restent à leurs places par rapport à ceux que les autres le considèrent. Je reste plus aux moins convaincu de la politique de Sarkozy depuis son titre de chef d’État. Ce serait plus rassurant pour nous d’avoir une politique plus efficace pour se mettre bien à l’abri d’une hausse de prix de tout forme.