Il y a maintenant presque un an, nous nous lancions dans une démarche ambitieuse et inédite : une plongée en eaux profondes au sein des classes moyennes françaises face à la Crise et aux enjeux de 2012.
Aujourd’hui, c’est le quatrième volet de ce travail, France 2011 : entre urgences et espérances / Changer de logiciel, maintenant, que nous voulions partager avec vous. Un quatrième volet issu d’une nouvelle investigation menée auprès de plus de 120 Français des classes moyennes réunis sur notre plateforme fermée FreeThinking pendant 10 jours, du 10 au 19 novembre 2011.
Cette nouvelle enquête met en lumière 3 points majeurs : le retour d’un imaginaire de lutte des classes au sein d’une société multi-fracturée, la radicalisation des esprits et des solutions envisagées pour changer un logiciel à bout de souffle, l’accueil circonspect mais ouvert fait aux propositions des dirigeants d’entreprise pour sortir de la Crise.
Remonter aux origines culturelles du web 2.0 pour mieux accompagner les entreprises et les marques dans le BetaWorld: une réflexion menée conjointement pour Publicis Consultants par FreeThinking- laboratoire de planning stratégique 2.0 et de détection de tendances – et par Dominique Cardon – sociologue à l’Orange Lab et auteur de La démocratie Internet.
Si on veut savoir commentles marques utilisent aujourd’hui le web, et particulièrement le web 2.0, on est frappé du nombre d’études adressant régulièrement cette question. Et des connaissances qui s’accumulent à grande vitesse sur le sujet.
Mais si on veut savoir ce pour quoiles marques peuvent légitimement utiliserle web, et particulièrement le web 2.0, aux yeux des internautes eux-mêmes, on est frappé du peu de connaissances disponibles sur le sujet. Et de la Terra Incognita que représente encore le « pourquoi du comment» : qu’est-ce qui fait qu’une opération collaborative marche bien, qu’elle rencontre son public et un écho favorable sur le web, ou au contraire qu’elle passe inaperçue, voire qu’elle provoque un backlash… Quel est l’ancrage culturel du web 2.0, et en quoi cet ancrage influe sur la façon dont il est perçu, compris et utilisé par les internautes, sur ce qu’une Marque peut faire ou non…
C’est cette question que notre rencontre avec Dominique Cardon, universitaire, sociologue à l’Orange Lab, professeur à l’EHESS et auteur de La démocratie internet, promesses et limites, nous a permis d’explorer. En réfléchissant avec lui, en menant aussi sur la plateforme collaborative FreeThinking une étude qualitative 2.0 sur les attentes et les réactions des internautes vis-à-vis du marketing collaboratif, nous avons débouché sur un ensemble de réflexions partagées avec vous dans cette présentation.
Nous l’avons intitulée Welcome to a BetaWorld, en référence au Betatest cher à cette culture du logiciel libre qui révolutionne les relations entre les gens et les institutions, marques comprises. Nous espérons qu’elle vous intéressera et vous stimulera,- même si elle ne prétend en rien apporter des réponses définitives à des questions trop neuves encore pour être tranchées…
En juin dernier, nous publiions France 2011 : entre urgences et espérances 2 / Respecter 2012, le deuxième volet de l’étude collaborative de fond que nous réalisons sur les classes moyennes françaises et leur perception des enjeux de 2012.
Aujourd’hui, c’est le troisième volet de ce travail, France 2011 : entre urgences et espérances 3 / Révolution républicaine, révolution économique, que nous voulions partager avec vous.
Au-delà de la continuité, évidente et naturelle, avec les deux premières plongées que nous avons effectuées au coeur des ressentis et réflexions des classes moyennes françaises avant les échéances de 2012, cette enquête marque à nos yeux une radicalisation de l’opinion. Radicalisation que nous avons appréhendée non pas en termes d’intentions de vote, mais en termes de priorités affichées face à la crise. L’heure des grands choix a semble-t-il sonné pour ces classes moyennes exposées au vent de la mondialisation et croyant par dessus tout à la valeur travail. Leurs solutions pour sortir de l’ornière se cristallisent autour de quelques idées exprimées avec force. Et du portrait robot du Président « idéal» qu’une approche qualitative et collaborative leur a donné les moyens de dresser, en toute liberté.